
Elizabeth Quin a un thème chaleureux et lumineux. Sa destinée lui demande de moins s’investir dans son travail et d’explorer les valeurs contemplatives. C’est en se penchant sur les affaires suprasensibles de ce monde, sur la mort et la faiblesse de ceux qui n’ont pas sa force, qu’elle franchira une étape importante dans sa vie.
La mort semble y être pour quelque chose. Le décès d’une amie, de sa mère, la mort d’une foule la conduisent à déplacer le centre gravité de sa destinée : de ce qu’elle peut contrôler vers des thèmes plus difficiles à saisir.
Cette battante est une grande sensible. Un mélange heureux et équilibré que l’on retrouve dans le mélange pétillant de son émission « 28 minutes ». Bang Bang, Tic et Tac… Initialement concentrée sur ses occupations, sur le métier mené tambour battant avec une grande vitalité et un courage inné, elle a probablement mis du temps à accepter les personnalités moins efficaces, plus fragiles qu’elle, et les situations chaotiques. Il y a une certaine peur de la folie. Elle préfère les scénarios fous que la vraie folie qu’elle craint. Elle craint ce qu’elle ne maîtrise pas. Pourtant, c’est ce qu’elle ne maîtrise pas qui embellit sa destinée.
Elle pourrait interroger les malades d’un hôpital psychiatrique, écrire sur leur vie et sur leurs perceptions de la mort. Elle pourrait établir des ponts importants entre ceux dont la vie se déroule à l’hôpital, dans les monastères, dans les lieux clos et ceux qui sont dehors. C’est une passeuse à la fois silencieuse et vive qui va d’une rive à l’autre du monde, de la vie active à la vie contemplative. Un mélange d’eau et de feu qu’elle doit explorer pour comprendre où elle va. Quelque chose dans son passé, ses origines, son pays lui échappe, la trouble. Cette personnalité médiatique à l’identité si claire et forte est traversée par une transmission spirituelle ou par des questions sur l’au-delà qu’elle a du mal à saisir, à comprendre. Elle peut les écarter pour éviter de s’y pencher.
Or ce qui la fait progresser et qui finalement lui donne une très grande joie ce sont les thèmes qu’elle ne contrôle pas mais qu’elle entrevoit, qu’elle perçoit. Sa destinée lui demande d’explorer activement tout ce qui est au-delà du saisissable, depuis les vies contemplatives jusqu’à la mort et au-delà de la mort. C’est la destinée spécifique de cette vie si marquée par l’exubérance et la réussite.